Dotés d’un sarcasme naturel, de nos masques protecteurs

Nous devons respecter les barrières non naturelles, instaurer des gestes de froideur

Attention la petite bête menace de manger la grosse !

Condamnés à rester chez soi pour aménager en chantant, sa fosse

Scepticisme involontaire et quotidien

Nous nous demandons, quel est le prix de la peur ?

 

La fiction est devenu notre réalité,

La peur, notre petit sucre avec le café

La méfiance de l’autre, notre routine préférée

Contacts humains proscrits, l’amour est devenu risqué

 

Impuissants et inquiets, nous citoyens, nous avons le devoir d’être statiques

Les statistiques ont dépassés le seuil de la tolérance

Privés d’appétences, Espace non vital, suivi des nouvelles instructions civiques

Extrapolations et tendances, chiffres relatant les faits et définissant nos gestes

Verrouiller ses portes, en attente des ordres,le précieux Manifeste

Illusion du pouvoir d’agir, à l'affût de ces nombres sauveurs

 

Déplacements autorisés, à vivre l’essentiel selon eux, attester son honnêteté...

Confiance brisée par la sécurité obsessionnelle, nos esprits s’échauffent, nos corps s’agitent dans nos cases limités

Nous nous inventons philosophe sur les notions de liberté

Occupés à traquer les fautifs, les faibles, les récalcitrants pour les isoler....

 

Enrobées ou divulguées, les informations défilent comme le plats d’un buffet à volonté

Incohérentes, antinomiques, anxiogènes, la concurrence des données affecte notre dimension organique

Nous sommes forcés de trier, discerner et tenter d’approcher une vérité

Nous sommes libre de douter, de rechercher la congruence et poursuivre cette chimère sporadique

 

Bienvenus dans un monde aseptisé !